Introduction

Comme on dit au Québec : allo, je m’appelle Soline !
Étudiante en DESS Relations Publiques, je poursuis logiquement mon parcours scolaire. En effet, j’étudie la Communication et les Relations Publiques en région parisienne (France) depuis 3 ans. J’arrive fraîchement à l’Université Laval pour deux sessions de cours. Et même si la langue est la même qu’en France, croyez-moi : ma vie quotidienne n’est que nouveauté !

Ce blogue permettra le suivi des évaluations relatives au cours de Communication et Changements Technologiques supervisé par Mr André Roy.

La première question traitée sera la suivante :

 D’après vous, les technologies d’information sont-elles déterminantes dans le développement de nos sociétés?

Il s’agit tout d’abord de définir les technologies d’information. Ce sont en fait « l’ensemble des technologies (matérielles et logicielles) qui permettent la collecte, le stockage et l’exploitation des informations à des fins d’usage spécifique ». (Encyclopédie du Web : En ligne.)

Déterminantes ou non, ces technologies sont aujourd’hui omniprésentes dans nos sociétés. Quelques chiffres peuvent en témoigner :
– En 2009, la durée moyenne du temps passé par individu sur Internet était de 18,3 heures par semaine;
– La même année, chaque individu envoie en moyenne 48 textos par jour;
– En 2010, 5,4 billions de personnes sont équipées d’un téléphone mobile.

Leur développement et leur utilisation génèrent de nouveaux comportements vis-à-vis de l’information, de la connaissance, mais aussi par rapport aux métiers et de l’activité professionnelle. De cet angle de vue, les technologies de l’information révolutionnent les structures sociales, culturelles et économiques.(Encyclopédie du Web : En ligne).

D’un point de vue personnel, et suite à ces constations, je pense que les technologies d’information sont aujourd’hui des éléments déterminants du développement de nos sociétés. En effet, les analyses des conséquences de leur utilisation sont multiples, et prouvent que leur implantation dans la société n’est pas neutre.

Ces répercussions peuvent s’apprécier autour de deux contextes principaux : la vie quotidienne, et la vie professionnelle.

De manière générale tout d’abord, les technologies d’information permettent une ouverture de la société. La diffusion d’informations et de messages est facilitée, les canaux sont mondiaux, ce qui offre à un grand nombre d’individus l’accès à l’information où ils veulent, quand ils veulent. Il s’agit ici d’un processus de mondialisation et de démocratisation du savoir, à des coûts raisonnables. De plus, les technologies d’information boulversent l’économie mondiale, en forçant des changements profonds dans la structuration du marché : certains secteurs se voient reculer, mais d’autres émergent de manière très brusque. C’est le cas par exemple du secteur des jeux vidéos, dont le chiffre d’affaires a augmenté d’un milliard de dollars entre 1995 et 2000. Des emplois sont également créés pour alimenter et subvenir à ces nouveaux « secteurs tendance », ce qui restructure le marché du travail.

Le monde professionnel a subi et continue de subir des changements déterminés par l’évolution des TIC (technologies d’information et de communication).
Notons par exemple que la productivité est souvent améliorée grâce à une saisie plus rapide de l’information, ce qui fait baisser les coûts de production.
De plus, la hiérarchie qu’il existe dans le milieu des entreprises se trouve fragilisée : on observe une décentralisation du pouvoir, conséquence directe d’un accès à l’information facilité pour les employés, qui s’avèrent de plus en plus autonome, et n’ont plus nécessairement besoin de leur supérieur pour obtenir l’information. Cet argument est appuyé par une citation de R.P. Adler: « Leadership no longer needs to come « from above »; it can emerge from the collaborative efforts of the people themselves ». (Adler, R.P., 2009 : 49). Traduire : « Les directives n’ont plus besoin de venir de « là-haut », elles peuvent émerger des efforts collaboratifs des gens ».
Les technologies d’information participent également à la réduction de la longueur du processus de décision, grâce au développement d’outils de gestion tels que SAP, qui permettent un flux de travail électronique, et donc souvent plus rapide. Le télétravail s’est également développé avec les technologies d’information (smartphones, usage d’Internet, etc.) et permet aussi aux salariés de rester connectés de chez eux par exemple, et de ne pas bloquer les processus décisionnels de l’entreprise.
Mais l’impact positif principal des technologies d’information en entreprise s’apprécie à l’échelle humaine, puisqu’il s’agit du partage. Ce dernier est en effet très facilité avec le développement des moyens de communication en entreprise. Cela permet une meilleure interactivité entre les salariés, mais également une meilleure connaissance de l’entreprise. La mobilité et la gestion des carrières sont également mieux appréhendées, grâce à des outils mieux adaptés, et à un suivi plus personnel du salarié.

La sphère privée est aussi largement impactée par les nouvelles technologies.
D’une part, la notion de hiérarchie évoquée plus haut est adaptable ici également : Internet casse le clivage qu’il peut exister entre producteurs et consommateurs. En effet, l’utilisation des « wikis » par exemple, ces sites qui permettent à leurs utilisateurs d’ajouter, de supprimer des données, prouvent que ce sont finalement ces mêmes utilisateurs qui deviennent également fabricants de l’information.
D’autre part, la vie quotidienne de l’individu est fondamentalement modifiée dans les actes les plus banals. Les achats, les opérations bancaires, la gestion des dépenses et du temps sont autant d’éléments qui sont très souvent dépendants des nouvelles technologies aujourd’hui. Bon nombre d’opérations sont réalisables à distance, et l’on peut passer beaucoup plus de temps sur Internet qu’avant, car il y est possible de faire beaucoup d’actions quotidiennes (communiquer avec ses proches, s’informer, faire ses courses…).
Le développement de nos sociétés semble réellement déterminé par ces technologies d’information innovantes, comme en démontrent par exemple les nombreuses actions menées en faveur des pays en développement, appuyées sur l’usage de ces TIC. En Afrique par exemple, relevons que les technologies d’information sont bénéfiques sur plusieurs aspects :
– création d’emplois avec le développement d’un nouveau secteur d’activité générateur de progrès économique;
– stimulation des salariés grâce une exécution facilitée par l’usage de moyens informatisés;
– opportunité d’une meilleure intégration économique;
– accès à l’information moins coûteux et plus rapide.
Il en va de même pour les autres pays en développement, dont l’intégration au processus de mondialisation peut être largement poussée par l’usage et le développement des technologies d’information.

Tant de conséquences qui peuvent nous laisser croire que ces technologies omniprésentes sont et vont être déterminantes dans le développement des sociétés modernes. Mais si elles ont un impact positif, leurs effets peuvent aussi s’avérer moins appréciables; elles restent donc sources d’analyse, et sont surveillées attentivement.
En effet, le désavantage majeur de l’utilisation des technologies d’information est leur inégale répartition mondiale. Une répartition déséquilibrée de l’accès à ces outils peut en fait accentuer le clivage existant entre les différents peuples. Ainsi, si certains pays profitent pleinement des TIC et tirent grand avantage de leur usage, ce n’est pas le cas pour d’autres nations ou même individus, qui n’ont pas forcément les moyens (humains, financiers, techniques) de développer ces technologies. Dès lors, ces derniers peuvent se trouver en retrait, et à l’écart d’une société « technologique ».
De plus, les technologies d’information sont également déterminantes dans le développement de problèmes liés à l’usage des médias. D’innombrables exemples sont présentés sur la toile du Net, dont beaucoup concernent des licenciements de salariés, suite à des propos qu’ils ont tenus sur les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter par exemple).
Enfin, une autre analyse de l’usage des technologies d’information dans les médias met en avant des effets discutables sur la vie familiale, notamment sur les enfants, qui se retrouvent en effet très exposés à ces TIC dont l’accès est extrêmement facilité. Se pose dès lors la question de l’influence de cet usage dans le développement des enfants. En plus de cela, de nombreux scientifiques ou analystes reportent que l’usage des technologies dans le cadre familial affecte de manière certaine le bien-être et la communication interfamiliale. C’est cette idée que tend à démontrer de manière ludique la vidéo suivante :

Pour conclure, les technologies d’information semblent réellement être devenues déterminantes dans le développement de nos sociétés. En effet, leur usage semble influencer et régir nos modes de vie, que l’on doit adapter face à ces innovations technologiques. Cette idée d’emprise et de puissance des médias vis-à-vis des individus semble de plus en plus présente, comme en témoigne par exemple Vincent Ducrey dans son Guide de l’influence, qui apporte l’affirmation que peu importe le média utilisé, puisque ce que l’on cherche c’est la puissance et l’influence sur le public.

Bibliographie :

2012. CIA World Factbook. [En ligne] URL : https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/xx.html . Consulté le 13 septembre 2012.

Adler, Richard.P. 2007. Next-Generation Media: The Global Shift. Washington : The Aspen Institute, 65 p.

Ducrey, Vincent. 2010. Le guide de l’influence : Communication, Média, Internet, Opinion. Paris : Eyrolles. 307 p.

Encyclopédie du Web, définition des Technologies de l’Information. [En ligne] URL : http://www.amba.fr/definition-technologies-de-l-information-ref00945.html. Consulté le 10 septembre 2012.

Joyandet, Alain, Hérisson, Pierre et Türk, Alex. 1996/1997. L’entrée dans la société de l’information. [En ligne] URL : http://www.senat.fr/rap/r96-436/r96-436_toc.html . Consulté le 11 septembre 2012.

Loukou, Alain-François. 2012. « Les TIC au service du développement en Afrique ». Simple slogan, illusion ou réalité ?. dans le Vol. 5, n°2-3 [En ligne] URL : http://ticetsociete.revues.org/1024. Consulté le 12 septembre 2012.

Pierce, Justin. 2011. Highlights of the 2011 Digital Future Project. [En ligne] URL :http://www.digitalcenter.org./pdf/2011_digital_future_final_release.pdf . Consulté le 13 septembre 2012.

Roberts, Sheridan et OCDE. 2008. Mesurer l’impact des TIC au moyen des statistiques officielles. [En ligne] URL : http://delange.mobi/societe_information_connaissance_tic_ntic.php. Consulté le 12 septembre 2012.

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