Essai 2

Contrepied de http://blogueetienneroy.wordpress.com/2012/10/11/essai-1-twitter-un-univers-interessant-2/

Twitter est un outil récent, qui s’intègre dans la catégorie du Web 2.0, et dans celle des réseaux sociaux. Doté d’un fonctionnement simpliste, l’outil est accessible à tous, et est basé sur une interactivité entre les différents acteurs sociaux, sans limites de temps et d’espace. Mais ce que Twitter est avant tout, c’est un outil de communication bidirectionnel (Comm, 2010, p. 29, traduction libre), qui autorise donc la création d’une relation inter-bénéfique entre différents individus. En effet, « Twitter est de plus en plus utilisé comme moyen d’information et d’échange de liens : « Discover what’s happening right now, anywhere in the world » est devenu sa devise » (Boursin et Puyfaucher, 2011, p.72).

Introduction : résumé de la critique apportée.

Dans son mini-essai, Étienne Roy s’intéresse à l’analyse de Twitter d’un point de vue journalistique. Ainsi, pour lui, la technologie a apporté certains avantages à la profession. Le principal est que l’information journalistique peut y circuler rapidement, en direct, et permet donc une interactivité importante et constante avec les abonnés au réseau, qui sont de plus en plus nombreux. Ils étaient au nombre de 500 millions fin juin 2012, dont plus de 140 millions étaient concentrés aux États-Unis (Agence France-Presse, 2012 : En ligne).

En revanche, Étienne Roy lui attribue également certains défauts qui peuvent parfois créer des obstacles au travail du journaliste. Par exemple, relevons que l’information que l’on trouve sur Twitter n’est pas toujours vraie, et doit parfois être vérifiée avant d’être rediffusée. En effet, le réseau permet une diffusion très rapide de l’information. Mais lorsque celle-ci est générée par une personne malveillante, elle peut être erronée.

Cela s’accompagne logiquement pour le journaliste d’une attention particulière à porter sur les informations ou les commentaires qu’il publie sur son compte Twitter. En effet, comme le relève Étienne Roy « Les journalistes doivent donc faire attention à leurs propos pour ne pas entacher l’image de l’entreprise pour laquelle ils travaillent ».

Voici donc les principaux avantages et inconvénients de l’utilisation de Twitter par les journalistes, selon Étienne Roy. Nous allons maintenant compléter ce point de vue par une analyse de la technologie Twitter, mais d’un angle de vue différent, à savoir celui d’un publicitaire. Cela nous permettra de mettre en avant les points communs et différences que l’on peut distinguer entre les différentes utilisations du réseau social.

Twitter du point de vue du publicitaire

A l’inverse d’Étienne Roy, nous opterons donc pour une analyse critique de l’outil Twitter en nous plaçant du point de vue du publicitaire.

L’oiseau Twitter devenu oiseau publicitaire.
Source

Les avantages qu’Étienne Roy dégageait de l’utilisation de Twitter par les journalistes sont intrinsèques à l’outil. En effet, rapidité de diffusion et interactivité sont également des critères dont peut bénéficier le publicitaire qui souhaite utiliser Twitter. Or, cela lui servira différemment : le journaliste par exemple peut diffuser des nouvelles brèves de manière très régulière et tirera profit de Twitter car cela permet une propagation rapide de l’information, tout en affichant sa provenance.

Le publicitaire lui, n’a pas les mêmes intérêts. Son but est de promouvoir l’annonceur pour lequel il travaille, ce grâce à des mécanismes et à des supports publicitaires. Dès lors, il peut envisager d’utiliser les réseaux sociaux comme supports pour faire la publicité de son client. Pour cela, le réseau social a développé plusieurs solutions destinées aux annonceurs publicitaires. La publicité sur Twitter peut prendre la forme de tweets sponsorisés (Agence France-Presse, 2012 : En ligne) : il s’agit de tweets générés par l’annonceur, et qui s’affichent automatiquement dans les résultats de recherche ou dans les flux d’actualité des cibles publicitaires. Dans la même optique, Twitter propose aux publicitaires le système de comptes sponsorisés : ce sont en fait des suggestions de nouvelles personnes ou organisations à suivre, qui sont affichées sur les pages personnelles des utilisateurs cibles (Auteur anonyme pour Kriisiis.fr, 2012 : En ligne) :

Source : compte Twitter personnel.

Un autre exemple : Twitter propose aussi aux annonceurs d’afficher et/ou louer une bannière sur leurs pages de profil (Bladier, 2012 : En ligne).

Twitter a également développé une nouvelle offre à destination des publicitaires. Même si cela ne présente pas d’innovation particulière puisque c’est une méthode déjà mise en place sur plusieurs outils, l’option reste avantageuse pour un publicitaire qui souhaite optimiser les effets de sa campagne. En effet, depuis quelques mois, le réseau social offre aux annonceurs la possibilité de cibler davantage leurs publics. Ainsi, un ciblage est possible en fonction des centres d’intérêts des utilisateurs : en plus des tweets sponsorisés à destination des abonnés au compte, les annonceurs peuvent choisir parmi 350 centres d’intérêts. Grâce à un système de graphique d’intérêts basé sur les liens et les relations des internautes, le publicitaire peut diffuser son message à la cible appropriée : ainsi, les tweets sponsorisés seront diffusés auprès de tous utilisateurs qui se disent avoir les mêmes intérêts (La rédaction de ZDNet.fr, 2012 : En ligne).Tant de fonctionnalités qui rendent donc l’utilisation de Twitter par les publicitaires plus facile, et plus pertinente dans le cadre d’une stratégie de promotion. Cela est observable depuis le début de cette année, lorsque le réseau social a décidé de développer une solution de publicité clé en main pour les annonceurs (Auteur anonyme pour Kriisiis.fr, 2012 : En ligne).

Un autre avantage primordial de l’utilisation de Twitter est à relever. Les marques opérant leur promotion sur les réseaux sociaux bénéficient également des valeurs véhiculées par ces outils du Web 2.0, à savoir plus de transparence, plus de convivialité, plus de modernité mais aussi plus d’agilité. Elles ont besoin de ces valeurs pour rester proches de leurs consommateurs (Girod, 2012 : En ligne, 2’20).

Une question reste légitime : quel intérêt trouve un publicitaire à utiliser davantage Twitter que Facebook ? La réponse à cette question réside dans la finalité et dans l’utilisation qui est faite des deux outils. Facebook a une visée nettement plus personnelle que Twitter : bien qu’exploitée par de plus en plus d’organisations, la plateforme est souvent utilisée pour des relations amicales, personnelles, familiales, etc. A l’inverse, Twitter a une portée plus professionnelle, et sert davantage à s’informer, apprendre, se renseigner sur des marques, etc. (Bladier, 2012 : En ligne). Ainsi, un utilisateur de Twitter sera probablement plus ouvert à recevoir une information intrusive de la part d’une organisation qu’un utilisateur Facebook, qui exploite l’outil dans le but unique de se divertir et d’interagir avec ses contacts personnels.

D’autre part, Étienne Roy avance dans son mini-essai que Twitter présente également certains défauts du point de vue journalistique, notamment la remise en question de la véracité de l’information, et l’attention à porter à l’éthique professionnelle. Dans le cas du publicitaire, ces failles ne sont pas des obstacles à l’exercice du métier. En effet, le publicitaire n’a pas de problématique de véracité des sources puisqu’il publie lui-même le contenu publicitaire. Quant à son éthique professionnelle, le publicitaire n’agit a priori pas seul, et est toujours mandaté par un client : il n’a donc pas de risque de nuire à l’image de sa structure d’appartenance.

Là où Twitter peut désavantager le publicitaire, c’est à cause du fait que les fonctionnalités publicitaires sont plutôt de nature intrusive, et ne laissent donc pas un champ d’activité très large au publicitaire, dont les stratégies peuvent même paraitre dérangeantes aux yeux des utilisateurs de Twitter.

Toutefois, certaines entreprises ont déjà bien compris les enjeux de l’utilisation de Twitter dans une campagne publicitaire, comme l’avance Joel Comm : « Twitter peut être un outil promotionnel très efficace pour le monde professionnel et a été utilisé par quelques-unes des plus grandes organisations pour générer de la publicité pour leurs produits. » (Comm, 2010, p. XVIII, traduction libre).

Ainsi, l’organisation Jeep par exemple a su tirer profit du réseau social, en allant au-delà des fonctionnalités publicitaires basiques offertes par Twitter. À la fin de l’année 2010, Jeep a lancé une campagne publicitaire sur Twitter, qu’elle a baptisée Jeep-Puzzle. Cette opération ludique est basée sur l’interactivité entre les utilisateurs de Twitter et la marque. Les utilisateurs sont en fait invités à suivre un certain nombre de comptes Twitter créés par Jeep, sur lesquels seront diffusés plusieurs indices, qui leur permettront au final de reconstituer un puzzle (Peype, 2010 : En ligne). Cette opération ludique s’intègre dans une stratégie de communication globale menée par la marque, dans le but de se faire connaître, et de développer des relations avec ses différents publics. Jeep a également créé un tutoriel vidéo permettant d’expliquer aux utilisateurs le jeu mis en place par la marque :

Source : Youtube, 2010. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=7Bi-MEnsOWU

Conclusion :

Twitter est un outil 2.0 qui se développe rapidement, et qui peut être analysé du point de vue du journaliste, comme l’a fait Étienne Roy dans son mini-essai. En effet, Twitter « est un bon outil pour prévisualiser et publier un travail, mettre à jour les nouvelles exclusives, communiquer avec d’autres journalistes, atteindre de nouvelles sources, et trouver plus d’idées d’histoires (Fahri, 2009). Twitter et les blogs ont été identifiés comme des outils journalistiques du 21ème siècle (Ettema, 2009). Puisque Twitter a une infiltration immédiate, l’outil a une capacité importante de diffusion de l’information. […] Twitter est un des outils avec la vitesse idéale pour diffuser les scoops et les informations exclusives aux utilisateurs (Fahri, 2009). De plus, Twitter peut fournir aux utilisateurs des nouvelles qui les intéressent sans qu’ils n’aient à passer du temps à naviguer sur des sites de nouvelles (Palser, 2009) » (Armstrong et Fangfang, 2010, traduction libre).

Mais l’outil peut aussi être regardé d’un angle de vue publicitaire, car il offre plusieurs opportunités aux professionnels du milieu, notamment grâce à des options publicitaires clé en main récemment développées par le réseau social, mais aussi grâce à des avantages et bénéfices propres à l’outil qu’est Twitter que les publicitaires peuvent exploiter, à l’instar de l’exemple de Jeep.

Nous pouvons tout de même affirmer qu’une action publicitaire menée via Twitter sera sûrement plus effective lorsqu’elle est interactive comme celle de Jeep, plutôt que lorsqu’elle prend uniquement la forme de tweets ou de comptes sponsorisés, comme nous l’avons décrit plus haut. Comme l’avance Joël Comm, « avec une légère réflexion et juste une touche de créativité, [Twitter] peut fonctionner comme un point d’entrée utile à votre site commercial et aider à réhausser le profil de votre entreprise » (Comm, 2010, p. XVII, traduction libre). La publicité interactive est plus apte à transmettre un message qui sera reçu avec plaisir par son destinataire, d’autant plus quand elle prend la forme du jeu : la cible se sent impliquée, et est plus ouverte à la réception et l’intégration du message publicitaire. Cette forme de publicité est de plus en plus adoptée par les publicitaires, suite au changement de comportement du consommateur, qui souhaite être acteur plutôt qu’observateur. En revanche, la deuxième option publicitaire proposée par Twitter (celle du sponsor) reste intrusive pour l’utilisateur, qui peut ressentir un sentiment de menace vis-à-vis de la préservation de sa vie privée.

Enfin, notons aussi le risque de fracture numérique qui peut se dessiner entre les marques les plus imposantes qui ont les moyens d’utiliser les réseaux sociaux comme outil publicitaire, et les plus petites qui ne peuvent se le permettre. Selon Florence Girod, l’écart sera observable dans la cohérence des messages. Les plus grosses organisations démontreront davantage de cohérence entre tous leurs messages sur les médias qu’elles utilisent, alors que les petites risquent d’être dissonantes entre leurs différents moyens de promotion (Girod, 2012, En ligne, 8’17).

Bibliographie :

Agence France-Presse, 30 juillet 2012. Le nombre d’utilisateurs sur Twitter atteint le demi-milliard. [En ligne] URL : http://techno.lapresse.ca/nouvelles/201207/30/01-4560725-le-nombre-dutilisateurs-sur-twitter-atteint-le-demi-milliard.php. Consulté le 21 octobre 2012.

Agence France-Presse, 6 septembre 2012. Twitter génère plus d’argent que Facebook. [En ligne] URL : http://fr.canoe.ca/techno/mediassociaux/archives/2012/09/20120906-112024.html. Consulté le 21 octobre 2012.

Armstrong Cory L. et Fangfang Gao, 2010, Now Tweet This: How News Organizations, in Electronic News, December 2010, vol. 4. [En ligne] URL : http://enx.sagepub.com/content/4/4/218 Consulté le 23 octobre 2012.

Auteur anonyme pour Kriisiis.fr, 5 juin 2012. J’ai testé… la solution du publicité clé-en-main de Twitter (compte sponsorisé, etc.) [En ligne] URL : http://www.kriisiis.fr/jai-teste-la-solution-de-publicite-cle-en-main-de-twitter-compte-sponsorise-etc/#!prettyPhoto. Consulté le 21 octobre 2012.

Bladier, Cyril, 7 juin 2012. Cinq outils pour diffuser de la pub depuis votre compte Twitter [En ligne] URL : http://www.presse-citron.net/cinq-outils-pour-diffuser-de-la-pub-depuis-votre-compte-twitter. Consulté le 21 octobre 2012.

Boursin, Ludovic et Laetitia Puyfaucher, 2011. Le média humain : dangers et opportunités des réseaux sociaux pour l’entreprise. Paris : Eyrolles, 244 p.

Comm, Joel, 2010. Twitter power 2.0 : How to Dominate Your Market – One Tweet at a Time. Hoboken : John Wiley & Sons, Inc. 268  p.

Ettema James S., 2009. New media and new mechanisms of public accountabilityJournalism, vol. 10, p. 319–321

Farhi Paul, 2009. The Twitter explosion in American Journalism Review, no 31, p. 26–31.

Girod, Florence, 2012. Réseaux sociaux et publicité. Radio Première Chaîne, dans l’émission La sphère du 27 octobre 2012 à 13h30 [En ligne] URL : http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/LaSphere201210271306_3.asx . Écouté le 26 octobre 2012.

La rédaction de ZDNet.fr, 2012. Twitter propose aux utilisateurs de cibler plus d’utilisateurs. [En ligne] URL : http://www.zdnet.fr/actualites/twitter-propose-aux-publicitaires-de-cibler-plus-d-utilisateurs-39775602.htm . Consulté le 25 octobre 2012.

Palser Barb, 2009. Hitting the tweet spot in American Journalism Review, no 31, p. 54

Peype, Emmanuel, 20 octobre 2010. #Jeepuzzle – Quand Jeep Transforme Twitter En Puzzle. En ligne URL : URL : http://jedblogk.blogspot.ca/2010/10/jeepuzzle-quand-jeep-transforme-twitter.html. Consulté le 22 octobre 2012.

Billet 5 – Module 9

Avez-vous souvenir d’un évènement où les citoyens sont devenus journalistes?

Depuis quelques années, un nouveau phénomène émerge et transforme petit à petit le traitement de l’information par les médias : il s’agit du journalisme citoyen. Cette forme de journalisme désigne en fait l’utilisation des médias par des individus lambda, qui sont simplement citoyens et ne justifient d’aucune formation journalistique.

Prenant souvent la forme de vidéos, ces supports amateurs sont de plus en plus repris par les médias dits traditionnels. En effet, cela permet à ces derniers d’obtenir des images exclusives d’un évènement précis, qu’ils n’ont pas pu couvrir eux-mêmes.

Un exemple français me revient alors en tête pour illustrer mes propos : le 29 août dernier, une fusillade a éclaté dans le centre de Marseille. L’évènement a alors été relaté sur Internet, grâce aux sites journalistiques, qui reprennent l’information en quasi instantané. Mais les français ont également pu entendre parler de cette fusillade le lendemain, au journal télévisé de 20 heures de TF1. Ne disposant pas d’images plus précises que celle d’un amateur, la première chaîne française a alors inclus dans son reportage une vidéo provenant d’un cellulaire, visible en cliquant sur le lien ci-après : http://videos.tf1.fr/jt-20h/marseille-les-images-amateurs-des-minutes-qui-ont-suivi-la-fusillade-7484864.html.

Voici donc un bon exemple de l’utilisation des vidéos amatrices par les médias.

L’information citoyenne prend également de plus en plus de place sur la toile. En effet, grâce au Web 2.0 et à l’interactivité qu’il permet, l’information est accessible en temps réel, grâce à des citoyens qui sont sur place et partagent ce qu’ils voient au moment où cela se passe : ce sont des journalistes de terrain, comme nous le prouve la vidéo ci-dessous, prise par un amateur lors de l’ouragan Sandy, il y a quelques jours à peine :

L’avantage principal de ce type de journalisme selon Craig Newmark (créateur de the Craig’s List), est « qu’un citoyen journaliste sera capable de publier quelque chose qu’un journal aura peur d’imprimer » (Des Grenouilles dans la Vallée, 2012 : En ligne). On peut ainsi retrouver sur Internet des vidéos d’exécution, ou autres évènements violents que les médias traditionnels se ne permettent pas de diffuser compte tenu de la diversité de leur audience. Outre cet aspect positif, la tendance qu’ont les individus de vouloir se consulter entre eux avant de croire ce que leur montre les médias (comme le prouve par exemple le succès des forums) permet à ces derniers de gagner en crédibilité et en confiance auprès du public lorsqu’ils utilisent des vidéos d’amateurs (Bowman et Willis, 2003 : En ligne).

Mais le journalisme citoyen présente également ses limites, notamment concernant la véracité de l’information. En effet, les médias se doivent de travailler de plus en plus dans l’urgence, et alimentent donc leurs reportages par des informations, vidéos ou images amatrices, sans toujours en vérifier la fiabilité. C’est ainsi qu’on se souvient d’une erreur produite par France 3 et BFM TV le 13 janvier 2010. Voulant illustrer la violence du séisme qui secouait alors Haïti, les chaînes diffusent une vidéo issue d’une caméra de surveillance de l’Ambassade de France. Mais la vidéo avait finalement été capturée lors d’un tremblement de terre en Californie… (Marzolf, 2010 : En ligne).

Tout nous laisse donc à penser que le journalisme citoyen a encore de beaux jours devant lui, mais que les médias traditionnels l’utiliseront davantage en complément de leurs images et informations qu’en tant que substitut, car cela risquerait de d’altérer leur crédibilité.

Bibliographie :

Bowman, Shayne et Chris Willis, 2003, « We Media: How Audiences are Shaping the Future of News and Information » in The Media Center at the American Press Institute, chapitre 6 [En ligne] URL : http://www.hypergene.net/wemedia/weblog.php?id=P33 Consulté le 3 novembre 2012.

Des Grenouilles dans la Vallée, 17 février 2012, « Questions/réponses avec Craig Newmark » [En ligne] URL : http://siliconvalleyfrogs.com/wordpress/2006/02/17/questionsreponses-avec-craig-newmark.html. Consulté le 3 novembre 2012.

Marzolf, Hélène, 2010, « Les JT très amateurs d’images amateurs » in Télérama No 3136 [En ligne] URL : http://television.telerama.fr/television/videos-sous-surveillance-les-images-amateurs-a-la-tele,52793.php. Consulté le 3 novembre 2012.

Billet 4 – Module 7

Avez-vous déjà contribué à Wikipédia? Vous arrive-t-il de vous fier seulement à Wikipédia? 

Ce questionnement fait donc appel à des expériences personnelles.

Commençons tout d’abord par rappeler que Wikipédia est un des meilleurs exemples du pouvoir et du changement qu’une plateforme Internet peut engendrer. L’ambition du site non-commercial, et basé sur la technologie des wikis, est de permettre à des groupes étrangers sans liens institutionnels de travailler ensemble pour créer une véritable encyclopédie (Adler, 2007, p.18). L’avantage et l’inconvénient majeur : le nombre de règles d’utilisation et de publication de Wikipédia, dérisoire : n’importe quel utilisateur peut publier un article. D’un point de vue, cela permet une modification très rapide des contenus, et un mélange de nombreuses connaissances. D’un autre, cela peut amener à des informations peu fiables, voire complètement erronées.

Ma réponse à la première question de ce billet est non : je n’ai jamais souhaité participer à la modification, création ou suppression du contenu de Wikipédia. En effet, puisque ce site est laissé à la charge de ses utilisateurs, et que son contenu est celui que ces derniers publient, il me semble plus judicieux et pertinent de laisser ceux qui ont une réelle connaissance modifier les articles. Non pas que je me considère acculturée, mais je n’ai tout simplement pas l’envie de prendre la responsabilité de publier des informations sur le site. Cela prendrait aussi du temps, d’autant plus qu’il faudrait être vigilante à rester neutre, comme l’exige l’un des quelques principes de publication de la plateforme.

La deuxième question pose celle de la fiabilité de Wikipédia. Pour y répondre, je dirai que cela dépend du contexte.
Il m’est déjà arrivé de ne me fier qu’à Wikipédia lorsque par exemple je cherche une information anodine : qui est tel ou tel personnage ?, à quoi correspond ce terme scientifique ?, etc.
En revanche, je ne me suis jamais basée entièrement sur le site pour un travail qui nécessite plus de réflexion.
Je pense en effet que Wikipédia est une bonne source pour des sujets larges, connus du grand public (personnalités, grands évènements), mais pour les sujets un peu moins répandus ou un peu plus précis, je n’irai pas consulter ce site.

La fiabilité des informations que l’on trouve sur Wikipédia est discutable, puisque comme Jordan Greenhall (CEO et fondateur de DivX, Inc.) le mentionna, « Wikipédia « jette toutes ses cartes sur la table » et laisse à ses utilisateurs la responsabilité de décider ce qu’ils croient et ne croient pas » (Adler, 2007, p.19). Ainsi, nous comprenons que la véracité des informations présentes sur le site dépend de ses utilisateurs, de leurs compétences et connaissances, ou même parfois de leur bonne intention. C’est pour cela que je ne me fie pas uniquement à Wikipédia pour mes recherches, car je sais que les informations peuvent manquer de fiabilité, et que cela prendrait encore plus de temps de vérifier chacune d’entre elles.

Cependant, même si cette question de fiabilité a été posée et reposée, et est un des fondements des critiques faites à Wikipédia, elle reste discutable.
En 2005, une étude est parue dans la revue Nature, comparant la fiabilité des documents publiés sur Wikipédia et dans l’encyclopédie Britannica. Les résultats sont plutôt surprenants pour ceux qui pensent que Wikipédia n’est pas fiable : 162 inexactitudes dans Wikipedia, contre 123 dans Britannica. Bien que ces résultats aient été critiqués par Britannica, qui discutait la pertinence des critères utilisés pour cette étude, cela peut prouver que Wikipédia n’est pas uniquement constituée de points de vue subjectifs et d’informations fausses.

De plus, comme nous l’évoquions plus haut, WIkipédia est à mon sens une bonne manière d’avoir une idée globale de notions ou de sujets généraux. Il faut également mettre en avant la rubrique « Notes et références » présente en bas des articles de Wikipédia : de nombreuses sources bibliographiques y sont listées. Cela permet d’aller vérifier les informations là où elles ont été originellement publiées, et même parfois de trouver dans ces sources des éléments encore plus pertinents pour le sujet traité.

Pour conclure, je ne pense pas que Wikipédia soit un réel danger pour la prise d’informations, tant que l’utilisateur est conscient de la fiabilité relative de l’outil, et qu’il en fait bon usage.

Bibliographie : 

Adler, Richard.P, 2007. Next-Generation Media: The Global Shift. Washington : The Aspen Institute, pp. 18-19

Perron, Frédéric, 2008. Wikipédia : une encyclopédie fiable ? [En ligne] URL : http://www.protegez-vous.ca/technologie/wikipedia-une-encyclopedie-fiable.html Consulté le 11 octobre 2012.

Terdiman, Daniel, 2005. Wikipedia presque aussi fiable que Britannica. [En ligne] URL : http://www.zdnet.fr/actualites/wikipedia-presque-aussi-fiable-que-britannica-39296098.htm Consulté le 11 octobre 2012.

Essai 1 – YouTube et la communication publique

Qu’est-ce que YouTube?

Lancée en 2005 aux États-Unis, YouTube est une des plateformes d’hébergement de vidéos sur Internet. A peine plus d’un an après sa création, le site web est revendu au géant Google pour la modique somme de 1,65 milliards de dollars (Branckaute, 2010 : En ligne).
Faisant preuve d’un essor incroyable, le site a dépassé en mai 2010 le seuil des 2 millions de vues par jour (YouTube.com : En ligne, mai 2010).
Aujourd’hui, YouTube est reconnu comme un véritable outil de communication dans la vingtaine de pays dans lesquels il s’est répandu, ayant révolutionné la manière de diffuser l’information et s’inscrivant dans le Web 2.0. En effet, il permet avant tout le partage de contenu, et l’interactivité entre les individus. Dès 2006, le site a développé des fonctionnalités à finalité publicitaire (annonces vidéo participatives, bannières publicitaires…), qui contribuent à le positionner comme un outil de communication que les entreprises considèrent de plus en plus.

YouTube et la communication publique

Comment peut-on lier l’usage de YouTube aux pratiques de relations publiques actuelles? Il s’agit avant tout de définir la communication publique.
Il existe des centaines de définitions, différenciées par leurs auteurs. Par exemple, Edward Bernays dans son livre Public Relations (1952) considérait les relations publiques comme de la propagande (mot qui n’avait pas à l’époque le sens péjoratif qu’on lui associe aujourd’hui) : ainsi, il définit la communication publique comme une information donnée au public, une persuasion dirigée vers le public pour modifier ses attitudes et actions, ainsi qu’un ensemble d’efforts pour intégrer les attitudes et actions d’une institution avec ses publics et des publics avec celles de l’institution (Cutlip, 1994, p.187).
Nous pouvons retenir cette définition de Beauchamp, qui désigne la communication publique comme « l’ensemble des phénomènes de production, de traitement, de diffusion et de rétroaction de l’information qui reflète, crée et oriente les débats et enjeux publics; la communication étant non seulement le fait des médias mais aussi des institutions, entreprises, mouvements et groupes qui interviennent sur la place publique » (Beauchamp, 1991, p. XIII). En d’autres mots, il s’agit d’une influence exercée sur les publics grâce à l’information diffusée par les acteurs de la place publique.

Revenons-en à l’outil YouTube. La plateforme s’inscrit dans ce que l’on appelle le Web 2.0 : le terme désigne une évolution du Web 1.0, vers des outils plus interactifs, autorisant l’intervention du public, et surtout dans lesquels les utilisateurs sont à la fois producteurs et consommateurs. Ainsi, le Web 2.0 permet la création d’un lien entre l’individu et la société, et bouscule le fonctionnement hiérarchique de cette dernière (Adler, 2007 : p.49), grâce à de nouveaux sites Web ou fonctionnalités :

YouTube, Twitter, WordPress, Facebook, Blogspot, les flux RSS…

Or, le Web 2.0 est de plus en plus utilisé par les entreprises. Avant l’émergence des médias dits sociaux qui constituent le Web 2.0, les annonceurs transmettaient leurs messages à des personnes influentes, qui elles-mêmes relataient l’information au public. Cette technique s’est révélée aléatoire, car il était très difficile de cibler son coeur de cible. Aujourd’hui avec le Web 2.0, les entreprises ont de multiples moyens de s’adresser directement à leurs cibles (Moch, 2012 : En ligne).
YouTube fait partie de cette sphère 2.0, et peut-être une interface utilisée pour plusieurs objectifs. En effet, publier une vidéo en ligne peut s’avérer pertinent : pour une entreprise par exemple, cela peut lui permettre de communiquer avec ses employés, ses fournisseurs ou ses actionnaires, ou encore le reste de ses parties prenantes, grâce à l’option « privé » proposée lors de la mise en ligne d’une vidéo.

L’utilisation de YouTube rejoint les objectifs de la communication publique, dans la mesure où l’outil aide à transmettre un message, tout en contrôlant l’information donnée par son publicateur : ainsi, il peut montrer ce qu’il souhaite, et transmettre le message de son choix en fonction des réactions qu’il veut provoquer chez son public.

Utilisation de YouTube dans la communication publique – Exemple de l’affaire du gaz de schiste.

Fin 2007, de nombreuses sources de gaz de schiste (reconnu pour son apport énergétique) sont découvertes dans la vallée du Saint-Laurent, entre Québec et Montréal, comme le montre l’illustration ci-dessous :

Cette trouvaille a créé un réel intérêt pour l’exploration des basses terres du Saint-Laurent, ce grâce à la réalisation de puits.
Mais cette exploitation est sujette à controverse. En effet, le gaz de schiste est situé très en profondeur, et son extraction implique l’utilisation d’une quantité astronomique d’eau, mais également l’addition de produits et composants chimiques. Ainsi, très rapidement, de nombreux groupes d’opposants se font connaître, pour mettre en avant les effets polluants de cette exploitation sur le sol, l’air, et l’eau. Parmi ces derniers, l’AQPLA (association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique). Inquiète des effets du gaz de schiste sur les habitants de la vallée du Saint-Laurent, l’association demande fin 2010 un moratoire sur l’exécution des travaux de forage. Pour ce faire, elle utilise une pétition, et c’est ici qu’intervient l’outil YouTube.
Pour donner plus d’impact à cette pétition et aux arguments qu’elle avance, l’AQPLA met en ligne sur YouTube une vidéo, visant à inciter les citoyens à signer la pétition pour faire valoir leur intérêt.

Notons tout de même que cette vidéo a été visionnée plus de 542 000 fois, et que le nombre de signataires de la pétition est de près de 120 000 ! La vidéo a permis d’appuyer les autres actions des opposants (manifestations, rassemblements, etc.). Le processus de communication publique ici vise également à l’influence des publics grâce à la mise en scène de citoyens lambda, auxquels on peut facilement s’identifier.

Quelles sont les qualités et les défauts d’un outil comme YouTube ?

Pour cette partie qui tentera d’établir le portrait de YouTube, en mettant en avant ses aspects positifs, mais surtout les faiblesses de l’outil, nous nous placerons du point de vue du relationniste, dont la mission est de créer et entretenir l’image, la notoriété d’une personnalité ou d’une institution publique, ainsi que la confiance du public envers elle (Moch, 2012 : En ligne).

Tout d’abord, plusieurs qualités peuvent être attribuées à l’usage de YouTube dans une campagne de relations publiques :
– En effet, c’est une interface simple et accessible à tous (Burgess et Green, 2009 : p.1). Pas besoin donc de faire preuve d’une connaissance technique particulière pour l’utiliser.
– De plus, l’outil est gratuit, et ne demande donc pas un investissement particulier. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas soigner son utilisation, bien au contraire, il est important de viser juste pour avoir l’impact souhaité.
– YouTube permet l’interactivité entre le public et la personne qui communique, ce grâce à de nombreuses fonctions (commentaires, citations, réponses, partage, etc). Ainsi, Burgess et Green définissent YouTube comme une « plateforme créée pour permettre la participation culturelle des citoyens ordinaires » (Burgess et Green, 2009 : p.75). Cette culture participative à un intérêt certain, puisque la possibilité est offerte de s’adresser directement à un public large.
– C’est ici que le relationniste peut saisir l’intérêt de faire parler son client via YouTube, car l’effet produit par une vidéo peut être très positif : la personne qui communique parle directement, et a ainsi plus de chances de dégager des qulités importantes aux yeux du public, telles que la sincérité ou l’authenticité. Michelle Obama l’a bien compris par exemple, comme le prouve cette vidéo qu’elle a posté sur YouTube pour répondre à des questions lui ayant été posées sur son compte Twitter.

Il est certain qu’une vidéo comme celle-ci a beaucoup plus d’impact qu’un texte, dont l’interprétation dépend beaucoup de son lecteur.
C’est également ces qualités que met en avant Laurent Maisonnave dans la vidéo suivante :

– Enfin, relevons que YouTube permet une diffusion rapide d’un message, facilitée par une exportation facile des vidéos (vers un blogue, un site, etc.), et grâce à l’universalité de l’outil. Ainsi, la notoriété du client peut nettement s’améliorer. Ce concept est développé par l’article de Charles-Stéphane Roy, paru dans la revue Séquences : la revue du cinéma en 2007 :

« Innovation bien de son temps, YouTube correspond en tout point à l’époque du vedettariat instantané. Chaque génération a la sienne : les adolescents ont le « Star Wars Kid », ce pauvre admirateur des combats au sabre-laser de la Mauricie filmé à son insu en pleine chorégraphie dont la vidéo a fait le tour du monde, jusqu’aux étoiles de la télé communautaire revenus à l’avant-scène grâce aux fouilles de psychotroniques dans la jeune trentaine en mal de quétaineries. De leur côté, les majors américains engagent désormais des prospecteurs de talent pour écumer chaque vidéo amateur pour découvrir les prochains talents à promouvoir, tandis que les vedettes en devenir s’empressent de créer la rumeur en déployant leur présence en ligne. »

Mais un relationniste peut également voir des inconvénients à l’utilisation de la plateforme YouTube comme outil de communication dans une campagne de relations publiques :
– La diversité des publics présents sur YouTube ne permet pas ou peu un ciblage approprié
– L’ampleur de la participation que nous évoquions plus haut peut-être dangereuse dans la mesure où les internautes peuvent facilement s’influencer entre eux, par des débats dans les commentaires des vidéos. Cela contribue à faire ou défaire une réputation, et est indépendant du travail du relationniste. Ce dernier doit donc essayer de contenir au maximum ces réactions du public, en contrôlant l’information donnée par la vidéo.
– Il existe bien sûr d’autres défauts intrinsèques à l’outil qui doivent être pris en compte par tout publicateur de contenu : les problèmes de copyright, de contenu illicite, mais également celui de la qualité des vidéos postées. En effet, la liberté de publication engendre une « pollution » des contenus avec des vidéos parasitaires de mauvaise qualité (Picard, 2007. En ligne : avant-dernier paragraphe).

Conclusion 

YouTube est un outil très récent, mais qui a révolutionné la diffusion d’information. Il s’inscrit dans les outils de ce que l’on appelle le Web 2.0, monde internet dans lequel la communication est devenue une véritable conversation entre les individus. Ces derniers ont en effet besoin de dialoguer sur les produits, sur les personnalités publiques, les entreprises ou les marques avant de se faire leur propre opinion (Moch, 2012 : En ligne).
Le travail du relationniste peut s’en voir altéré, car il est difficile de contrôler la pensée et l’opinion de masse. Mais il peut cependant tirer profit de ce flux de dialogues en adaptant les discours et l’image donnée à son client en fonction des attentes et réactions exprimées par le public.

Comme pour toute technologie faisant appel au Web et à Internet, on peut légitimement se questionner sur l’égalité d’accès aux ressources de YouTube. En effet, il existe certains groupes socio-économiques qui n’utilisent pas YouTube pour des raisons qui ne leur appartiennent pas nécessairement. Par exemple, certaines régions du monde sont dépourvues de l’accès à Internet. Une institution, personnalité qui utiliserait YouTube pour diffuser des messages, doit donc être consciente qu’aujourd’hui encore, ces inégalités d’accès à l’information ne lui permettront pas de toucher tout le monde.

Certaines dérives peuvent également être craintes par l’usage de YouTube. On assiste aujourd’hui a un phénomène nouveau : puisqu’il est impossible de contrôler ce flux de commentaires et réactions aux vidéos de la part des internautes, certaines entreprises se chargent elles-mêmes de publier des commentaires positifs, et même d’effacer parfois les remarques négatives qui pourraient leur nuire. Ainsi, elles pensent avoir plus de chances de conquérir un public, puisque ce dernier a besoin de l’avis des internautes comme nous l’avons évoqué plus haut. Or, il est plus dans l’intérêt des entreprises de prendre conscience de leurs défauts et des critiques que l’on peut leur faire afin d’y répondre en touchant au plus juste.

Enfin, l’avenir de YouTube n’est pas tout tracé, ce pour deux raisons principales. La première est liée à la variété culturelle de la plateforme. Un des principaux challenges auxquels le site va être confronté est celui de maintenir sa croissance, tout en portant cette diversité. On peut donc se demander si la culture participative peut gérer toute cette pluralité et l’ampleur de la participation, tout en restant une plateforme importante pour les entreprises (Burgess et Green, 2010 : pp 75 à 103)
Le deuxième facteur qui jouera certainement sur YouTube est de nature concurrentielle. YouTube étant comme nous l’avons démontré très disparate dans son contenu, certains sites comme Vimeo ou SchoolTube empruntent un autre créneau et se spécialisent davantage (le premier étant destiné à des vidéos de qualité, intégrées à une communauté plus artistique, et le deuxième à l’usage unique des étudiants ou professeurs souhaitant partager des vidéos entre eux).

Mais malgré tout cela, il semblerait que YouTube est encore de beaux jours et que les entreprises, communicateurs, relationnistes ou publicitaires ont tout intérêt à en tirer profit.

Bibliographie :

Abry, Vincent. Youtube .fr et You tube .com : Sites et Histoire. [En ligne] URL : http://www.vincentabry.com/youtube-fr-et-you-tube-com-site-histoire . Consulté le 6 octobre 2012.

Adler, Richard.P, 2007. Next-Generation Media: The Global Shift. Washington : The Aspen Institute, 65 p.

BarackObamadotcom, 2012. First Lady Michelle Obama Answers Your Questions. [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=OwlFAiE0Qrg . Visionnée le 7 octobre 2012.

Beauchamp, Michel, 1991, Communication publique et société : repères pour la réflexion et l’action, Boucherville : Gaëtan Morin Éditeur, 403 p.

Branckaute, Franky, 2010. The History of Youtube [En ligne] URL : http://www.blogherald.com/2010/11/02/the-youtube-story/ . Consulté le 6 octobre 2012.

Burgess, Jean et Joshua Green, 2009. YouTube, Digital Media and Society Series. Cambridge: Polity Press, 172 p.

Cutlip, S.M., 1994. The unseen power : public relations, a history. Hillsdale : Lawrence Erlbaum Associates, Publishers, 807 p.

Dépelteau, Annie-Claude, 2011. La vidéo sur YouTube : outil efficace dans une campagne de relations publiques. [En ligne] URL : http://www.nadeaubellavance.com/2011/11/21/la-video-sur-youtube-outil-efficace-dans-une-campagne-de-relations-publiques/ . Consulté le 7 octobre 2012.

Gaz de schiste, 2010. Gaz de schiste: Wo! [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=XIdKWcKoa0Q . Visionnée le 8 octobre 2012.

Maalouf, Laïla, 2011. Énergie : le débat du gaz de schiste. Pour Radio-Canada. [En ligne] URL : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/09/23/011-gaz-schiste-accueil.shtml . Consulté le 8 octobre 2012.

Maisonnave, Laurent, 2012. Si même le Pape est sur Youtube, que faire de la TV? [En ligne] URL : http://vimeo.com/11380609 . Consulté le 6 octobre 2012.

Moch, Olivier, 2012. RP 2.0. [En ligne] URL : http://olivier-moch.over-blog.net/article-pr-2-0-107769422.html . Consulté le 7 octobre 2012.

Picard, Isabelle, 2007. YouTube : miracle de la technologie ou plateforme poubelle? Atout Micro, Vol. 21 numéro 2. Boisbriand : DLL Presse diffusion [En ligne] URL : http://repere3.sdm.qc.ca/cgi-bin/reptexte.cgi?A764207+PDF . Consulté le 7 octobre 2012.

Roy, Charles-Stéphane, 2007. 2006 ou la youtubisation de la culture. Entre le produit-vedette et le dérivé. Séquences : la revue de cinéma, Numéro 247, février-mars 2007, p. 14-15. [En ligne] URL : http://www.erudit.org/culture/sequences1081634/sequences1097276/47579ac.pdf . Consulté le 7 octobre 2012.

YouTube, Chronologie. [En ligne] URL : http://www.youtube.com/t/press_timeline . Consulté le 5 octobre 2012.

Billet 3 – Module 6

La connaissance du rôle des individus, de leur interactivité avec les autres et du fonctionnement des réseaux sociaux vous permet-elle d’être un meilleur communicateur ?

Définitivement oui.

Tout d’abord, cette question en pose une autre : en quoi utiliser les réseaux sociaux et les individus qui y interagissent permet d’être un meilleur communicateur? Nous nous placerons ici du point de vue de l’entreprise.

Une entreprise a plusieurs intérêts à utiliser les réseaux sociaux pour sa communication :
– d’une part, les réseaux sociaux sont pour les consommateurs un moyen important de donner leur opinion sur les produits ou service d’une entreprise. Or, l’avis d’un individu X est aujourd’hui très important dans l’acte d’achat d’un autre individu. Ainsi, si la communication est bonne, les avis postés sur les réseaux sociaux seront positifs, et l’organisation pourra alors espérer de meilleurs résultats commerciaux ;
– d’autre part, il faut aussi prendre en compte le fait que l’entreprise génère des réactions à l’extérieur. Les réseaux sociaux en sont souvent les supports. L’organisation a donc tout intérêt à connaître et maîtriser le fonctionnement de ces plateformes géantes afin de pouvoir au mieux contrôler son image. A défaut de ne pas pouvoir maîtriser cette image extérieure, l’entreprise se doit au moins de savoir ce qui se dit sur elle, et opérer une veille sur les réseaux sociaux semble un bon moyen d’être conscient des points de vue des clients.

Après avoir exposé ces raisons qui semblent bien justifier la présence d’un communicateur sur les réseaux sociaux, on comprend donc que ce dernier a tout intérêt à connaître le fonctionnement de ces réseaux sociaux afin d’en faire un meilleur usage. Demandons-nous maintenant pourquoi il se doit également de connaître le rôle des individus, ainsi que leur interactivité avec les autres pour optimiser sa communication.

« Le challenge pour une entreprise souhaitant communiquer via les réseaux sociaux est de développer sa notoriété en impliquant ses clients et futurs clients et à faire fonctionner le bouche à oreille pour réaliser ses objectifs commerciaux. »
(passcreamode.com : En ligne, chapitre « Les réseaux sociaux »)

Cette citation permet de comprendre que pour qu’un communicateur (ici l’entreprise) opère des actions de communication via les réseaux sociaux, il a besoin  de faire participer ses clients et prospects, afin qu’eux-mêmes parlent de l’entreprise à leurs différents contacts. Cela implique donc de connaître le comportement des individus sur les réseaux sociaux, ainsi  que la façon dont ils interagissent avec les autres utilisateurs.
Ainsi, l’entreprise saura quels moyens utiliser pour toucher ses cibles, et quels formats adopter pour que l’information soit relayée.

Voici un exemple pour rendre cela un peu plus concret : une association organise un évènement dans la ville de Québec, et souhaite le faire connaître et en faire parler par les habitants de la ville. Un des moyens pertinents qu’elle pourrait ici utiliser serait Twitter. Il s’agit alors de repérer les quelques « Twittos » les plus influents de Québec, puis de leur communiquer l’information. Ces derniers seront parmi les mieux placés pour relayer le message auprès des autres utilisateurs ciblés par l’annonceur.
Ainsi par cet exemple, nous prouvons que l’enjeu pour un communicateur de connaître le rôle des différents acteurs des réseaux sociaux est celui de mieux cibler les destinataires de son message, ce qui ne paraît pas toujours évident, compte tenu du nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux. Le communicateur qui observe la manière dont interagissent ses cibles (réactions, mots employés, qui parle à qui, etc.) peut ensuite adapter le contenu de ses messages à celles-ci.

Nous terminerons ce billet avec une citation qui vient appuyer les arguments présentés ci-dessus, et qui nous montre bien que le préalable à la communication est la compréhension du fonctionnement des cibles :

« Seule une connaissance des phénomènes de communication permet d’exercer un meilleur contrôle de la façon dont on communique, et de comprendre ce que communiquent réellement les autres. »
(Jacques-Emile Bertrand, 2002 : En ligne, p.3)


Source : 2012. Sans titre. [En ligne] URL: http://www.lafibreoptique.com/innovation-numerique/06092012,cloud-et-reseaux-sociaux-les-entreprises-a-l-ere-numerique,282.html . Page consultée le 3 octobre 2012.

Bibliographie:

Bertrand, Jacques-Emile, 2002. Psychologie de la communication. Théorie et pratique. ENSEA, CC. [En ligne] URL : http://jeb.sciences-arts.org/IMG/pdf/Communication.pdf . Consulté le 2 octobre 2012.

Mathieu, Isabelle, 2012. 8 raisons d’utiliser les médias sociaux pour votre entreprise. [En ligne] URL : http://www.emarketinglicious.fr/social-media/8-raisons-utiliser-les-medias-sociaux-pour-votre-entreprise . Consulté le 2 octobre 2012,

PassCreaMode. Les canaux de communication. Chapitre « Les réseaux sociaux ». [En ligne] URL : http://www.passcreamode.com/Creer-sa-marque/Savoir-communiquer/Les-canaux-de-communication . Consulté le 1 octobre 2012.

RSE-pro. Bien utiliser les réseaux sociaux pour la communication de votre entreprise, [En ligne] URL: http://rse-pro.com/medias-sociaux-entreprises-798 . Consulté le 1 octobre 2012.

Billet 2 – Module 5

Dans quelle mesure le téléphone mobile ne devient-il pas un esclavage plutôt qu’une liberté?

La question du billet de cette semaine porte sur le téléphone mobile, dit « portable » en France ou « cellulaire » au Canada. Avec 5,4 billions d’abonnés au téléphone mobile fin 2010 (CIA World Factbook, 2012 : En ligne) et une ampleur grandissante, ce petit appareil fait l’objet de nombreuses études, critiques, éloges, interrogations ou réflexions.

D’un point de vue personnel, je suis assez partagée sur les effets du mobile. Nous développerons donc les deux aspects de la question, à savoir liberté et esclavage.

Le téléphone mobile : une liberté? Certainement.
Tout l’intérêt de l’objet est dans son appellation : la mobilité. En effet, le cellulaire permet d’emporter avec nous et dans tous nos déplacements un monde virtuel, qui nous permet de rester en contact permanent avec l’extérieur.
Tous les services virtuels nous sont dès lors accessibles : les réseaux sociaux, les courriels, la messagerie instantanée, le « video chat », ou tout simplement Internet, qui nous permet de chercher des informations en quelques secondes.
Tant de fonctionnalités aux effets bénéfiques multiples, dont un des principaux est le gain de temps. Dans une ère où l’individu cherche à optimiser son temps afin d’en perdre le moins possible, le téléphone mobile lui facilite grandement la tâche. Ainsi sur un cellulaire, il est désormais possible de magasiner, de discuter à des fuseaux horaires pourtant très éloignés, de publier ses photos en temps réel, etc. L’interactivité est au centre des préoccupations.
Comme nous le verrons un peu plus bas, le téléphone mobile et ses effets sont largement critiqués. Mais cela dépend du point de vue de chacun. Certains lui attribuent des qualités liées à la liberté ou à la sécurité, comme Gina Desjardins :

« La liberté de pouvoir sortir de chez moi lorsque j’attends un appel (ou un courriel) important, ce que je ne pouvais pas faire avant l’arrivée des cellulaires. La possibilité d’avertir mes amis de mon retard si ma réunion a duré plus longtemps que prévu. L’assurance de ne pas perdre de super contrats parce que je n’étais pas chez moi pour prendre l’appel. C’est aussi savoir que si un proche a besoin de moi, je pourrai courir à son secours. »
(Gina Desjardins, 2011 : En ligne, avant-dernier paragraphe)

C’est un avis que je partage, dans la mesure où j’associe l’usage du téléphone portable à la sécurité de pouvoir surmonter les distances, et de rester en contact quelque soit la situation (danger, besoin de réconfort…). Le cellulaire est donc une véritable révolution qui simplifie la vie pour beaucoup d’entre nous, mais qui peut compliquer les choses pour certains…

Le téléphone mobile : une forme d’esclavage? C’est discutable.
« Aujourd’hui, peu importe où l’on est, on n’est jamais ailleurs. On est toujours au même endroit que son téléphone. » (Stéphane Laporte, 2011 : En ligne, 2ème paragraphe commençant par « Jadis »).
Cette citation résume bien le fondement principal des critiques apportées à l’utilisation du cellulaire.
La mobilité du téléphone engendre effectivement quelques effets pervers, dont celui de dépendance que je qualifierais de « chronique ». A force d’utiliser son téléphone cellulaire, on n’arrive plus à s’en passer, et on y est toujours collés. Plus nos proches utilisent leur cellulaire, plus on semble utiliser le nôtre. Il devient difficile de déconnecter, ce pour plusieurs raisons : par exemple, ne pas se connecter sur Facebook ou Twitter pendant quelques heures (ou jours pour les plus patients…) peut faire manquer beaucoup d’informations, de photos ou de statuts mis à jour, ce qui peut donner l’impression de « rater l’essentiel ». Twitter est l’exemple parfait de ce flux continuel d’information : pour ma part je ne « follow » qu’une trentaine de comptes Twitter, et une nouvelle publication s’affiche sur ma page d’accueil environ toutes les 5 minutes!
De plus, cette utilisation constante du mobile peut finir par créer une certaine perversion : on commence à avoir envie d’aller en permanence espionner la vie des autres, de ses amis Facebook, ou même des amis d’amis. Cela devient un réflexe.

La notion de dépendance est confirmée par ces interviews réalisées par France Soir en 2008 :

Dans la sphère professionnelle, le cellulaire alimente également de nombreuses critiques. Bien qu’il permette aux employés d’être connectés même en dehors du lieu de travail et ainsi de travailler davantage, son utilisation brouille la limite entre vie privée et vie professionnelle. Nombreux sont ceux qui se plaindront de la pression qu’exerce le téléphone mobile en dehors du lieu de travail. Ici encore nous pouvons retrouver la notion d’esclavage, car même si l’on s’en plaint, il est parfois impossible pour certains de ne pas regarder leurs e-mails ou de ne pas y répondre lorsqu’ils sont en vacances… Des nouvelles habitudes de travail, très bien illustrées par ce petit reportage de Yahoo! Québec Finance du 31 juillet dernier : http://fr-ca.finance.yahoo.com/actualites/esclaves-du-cellulaire.html .

Je conclurais avec ma propre opinion sur la question : le mobile est sans aucun doute une liberté, offerte par une multitude de fonctionnalités qui visent à rendre la vie plus simple. Et même si je sais que je suis quelque part l’esclave de mon cellulaire, je sais également que je ne pourrais plus m’en passer, mais cela reste une question d’avis et de comportements personnels…

Bibliographie:

2012. CIA World Factbook. [En ligne] URL : https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/xx.html . Consulté le 13 septembre 2012.

AFP, 4 avril 2011, Les téléphones intelligents, gadgets indispensables ou forme d’esclavage moderne? [En ligne].URL : http://techno.lapresse.ca/nouvelles/mobilite/201104/04/01-4386347-les-telephones-intelligents-gadgets-indispensables-ou-forme-desclavage-moderne.php . Consulté le 30 septembre 2012.

Bastide, Emmanuelle. 1. Sommes-nous esclaves de notre téléphone portable ? (rediffusion) pour RFI [En ligne] URL : http://www.rfi.fr/emission/20120416-1-sommes-nous-esclaves-notre-telephone-portable-rediffusion . Ecouté le 30 septembre 2012.

Desjardins, Gina, 2011. Le cellulaire, une laisse ou un symbole de liberté? [En ligne] URL: http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2011/11/14/cellulaire-laisse-ou-symbole-liberte/ . Consulté le 29 septembre 2012.

Laporte, Stéphane, 2011. La dictature de l’instantanéité. [En ligne] URL: http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201111/12/01-4467174-la-dictature-de-linstantaneite.php . Consulté le 29 septembre 2012.

Picard, Benjamin, 2011, La mobilité – Nouvelle extension de l’être humain, [En ligne]. URL : http://www.slideshare.net/mobmtl/la-mobilit-nouvelle-extension-de-ltre-humain-par-benjamin-picard-mrk3 . Consulté le 30 septembre 2012.